Il est parfois difficile d’identifier ce que sont certaines de nos instances… Le CAEC fait en général partie de ce que l’on identifie mal tant dans sa mission, son action et sa composition… Et l’interrogation est d’actualité puisque d’aucun d’entre nous en entend parler au moment des attributions des DGH (Dotation Globale Horaire = les heures d’enseignements permettant à un établissement de fonctionner). Ce petit article pour dire, simplement, ce qu’il est en réalité.

En tant qu’instance régionale, ses réunions ont toujours lieu à Bordeaux (ou à La Brède juste à coté) car, aussi bizarre que cela paraisse lorsqu’on regarde une carte géographique de l’Aquitaine, en terme de temps de transport, Bordeaux est pour chacun des membres du CAEC à environ 1h30/2h de son point de départ. C’est donc la ville la plus au centre de la région !!! Et cet état de fait impose donc aux aquitains de réguliers et nombreux déplacements en Gironde.

CAEC? Oui cela veut dire Comité Académique de l’Enseignement Catholique. On dit “académique” quand le territoire régional qu’il gère à les mêmes frontières que l’Académie ce qui est le cas en Aquitaine.

Le CAEC regroupe ainsi les 5 diocèses de l’Aquitaine : Les diocèses de Bordeaux (33), d’Aire et Dax (40), d’Agen (47), de Périgueux (24) et de Bayonne, Lescar et Oloron (64).

Dans le statut de l’Enseignement Catholique publié le 1er juin 2013, on trouve détail de ses rôles dans les articles 318 à 330.

En substance, le CAEC est en charge de mettre en place des stratégies et politiques interdiocésaines. A ce titre, chacun y essaye donc de trouver, dans la mise en place des intérêts généraux de la région, le respect des intérêts particuliers des territoires. On assiste donc a de nombreux débats par exemple entre réalité urbaine et réalité rurale. Cela permet de mieux se connaitre et donc d’arriver à se comprendre. La mise en pratique de la théologie de l’altérité y est souvent réelle. Le CAEC se trouve donc être un miroir, en forme mosaïque, de toutes les richesses de l’Enseignement Catholique.

Parmi les principales missions qu’il reçoit, il doit :

  • gérer les moyens d’enseignement mis à la disposition de l’Enseignement Catholique par l’Etat, via le Rectorat. C’est la raison pour laquelle il travaille sur la répartition des postes en 1er et 2nd degré et qu’il fait des propositions de répartition des DGH au Recteur. Il y a donc de nombreux aller-retour et de nombreuses réunions entre les services du Rectorat et le CAEC
  • gérer la carte des formations proposées par les établissements catholiques de son territoire (formation initiale ou continue, sous statut scolaire ou par apprentissage ou alternance). A ce titre il travaille donc sur les ouvertures et fermetures des différentes formations. Pour certaines d’entre elles il doit aussi travailler avec l’enseignement agricole qui est représenté au CAEC.
  • proposer ses orientations pour l’élaboration du schéma prévisionnel des formations diligenté par le Conseil Régional
  • négocier le montant des forfaits et investissements du Conseil Régional pour les lycées.

 

Le travail du CAEC commence donc dès le mois de septembre où il examine les demandes diverses des établissements : ouvertures ou fermetures de classes, augmentation ou diminution de capacité d’accueil dans les formations, ouvertures d’options linguistiques ou non linguistiques, demandes de l’enseignement supérieur, sections sportives, documentalistes, DDFP (ex chefs de travaux), classes à horaires aménagé, dispositif ULIS et SEGPA, besoins dans le 1er degré, sections internationales, dispositif FLE (Francais langue étrangère) ou FLI (français langue d’intégration) etc….

Ce qui est assez curieux, et c’est une habitude à prendre pour les personnes du CAEC c’est que le travail est toujours fait pour l’année suivante… On est donc en permanence décalés d’un an…

Ensuite son calendrier est progressif et logique:

  • en octobre-novembre est arrêtée la liste des options linguistiques et non linguistiques retenues après avis des IA-IPR concernés et réunions de négociations entre les choix du CAEC et ceux du Recteur (donc du Ministre)…il en est de même pour les sections sportives, et les postes de documentalistes et DDFP.
  • Jusqu’en décembre, une négociation entre le CAEC, le Conseil Régional et le Rectorat aboutit aussi à la décision des formations professionnelles et technologiques ouvertes ou fermées à la rentrée prochaine.
  • Fin novembre, les chefs d’établissement du second degré publient leurs effectifs prévisionnels, les DDEC les valident et fin décembre à lieu une réunion avec le Rectorat qui décide des ouvertures et fermetures des classes dans les collèges et lycées. A cette date, le CAEC ne sait toujours pas ce qu’il aura comme moyens de l’Etat mais l’ensemble des décisions concernant les modifications du nombre de classes et les formations sont closes à 99,5%. On dit alors que l’on a terminé les choix des “structures”. Il faut souligner que durant ces premiers mois le CAEC confit la réalisation d’une grande partie des études techniques à une “Commission carte des formations” composée de membres du CAEC et d’experts
  • de la rentrée de janvier jusqu’au tout début février, le CAEC essaye de répartir les moyens qui lui sont notifiés entre toutes les structures 1er et 2nd degré afin d’être le plus équitable possible. La aussi, dès septembre et jusque fin janvier, le CAEC s’est dotée d’une “Commission DGH” laquelle est aussi composée de membres du CAEC et d’experts qui calculent, via des outils informatiques, des DGH théoriques sur la base des textes en vigueur. Ces données brutes et techniques sont ensuite modulées en CAEC par des choix politiques (par exemple préserver le plus possible des emplois dans une zone qui perd des élèves, soutenir un établissement en zone REP etc…). Cette année le CAEC à reçu 68,5 postes supplémentaires pour l’académie de Bordeaux. 1/3 seront affectés au 1er degré et 2/3 au second. A la fin de son travail de préparation le CAEC se rapproche du Rectorat qui a fait le même travail en parallèle…. une première rencontre qui est un “groupe de travail” à lieu fin janvier (cette année le 28). Puis chacun reprend son travail. On entre alors dans une phase de “négociations” pour trouver une copie commune que Monsieur le Recteur valide en réunion dite de “Concertation”. Cette année elle aura lieu le 5 février. A cette date tout est fini pour la répartition des moyens (à l’exception d’un tout petit volant d’heures conservées pour des ajustements de rentrée.
  • Le déroulement décrit depuis septembre peut paraitre très en avance mais il y a là une logique réelle… Pourquoi? Pvrcequ’il ne suffit pas de prévoir des classes et des heures pour faire une rentrée scolaire…. Il faut aussi des profs ! Le CAEC travaille donc dans cet espace temps pour traiter les structures et les moyens car après se travail, les chefs d’établissement vont recevoir leurs heures (vers le 11 février). Il vont ensuite remplir un grand tableau sur logiciel qu’on appelle le TRM (Tableau de répartition des moyens). C’est dans ce tableau qu’ils vont répartir les heures par matière et par enseignant et c’est par ce tableau que seront ensuite publiés les postes offerts au mouvement… et sur ces postes que les enseignants candidateront. La CAE (Commission Académique de l’Emploi) prend donc le relai du CAEC pour poursuivre la préparation e tua finalisation de la rentrée suivante. Le mouvement des maitres titulaires durera jusqu’à la CCMA mi juin. Puis il y aura le placements des lauréats de concours jusque la mi juillet, puis le placement des maitres en CDI et des suppléants à l’année fin août. La rentrée pourra donc se faire le 1er septembre avec des classes, des profs et des élèves…. Et le CAEC se remettra immédiatement pour préparer la rentrée suivante !!
  • En quelques chiffres symboliques le CAEC d’Aquitaine représente
    • 30 463 élèves en premier degré, encadrés par 1418 postes enseignants
    • 27626 élèves en collèges avec 1780 postes enseignants
    • 21358 élèves en lycées avec 1839 postes enseignants

Pour terminer se petit tour d’horizon du CAEC, de son travail et de son calendrier, il convient d’indiquer que sa composition est représentative des communautés éducatives et du caractère propre que nous portons. Voici actuellement les personnes qui siègent au CAEC et les groupes ou organisations qu’ils représentent :

  • Monseigneur Marc AILLET, Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron. Evêque référent.
  • M. Jean-Marc APHAULE, Secrétaire Général du CAEC et Directeur Diocésain du Diocèse de Bayonne. Le secrétaire général est désigné parmi les directeurs diocésains par les évêques qui le missionnent. Il est chargé d’animer le CAEC.
  • Mme Colette MERIC, Directrice diocésaine du diocèse  d’Agen
  • M. Emmanuel ORTOLO, Directeur Diocésain du diocèse d’Aire et Dax
  • Mme Isabelle des BOURBOUX, Directrice Diocésaine du Diocèse de Bordeaux
  • M. Jean BIASIORI-POULANGES, Directeur Diocésain du Diocèse de Périgueux
  • Mme Marie-Christine HALLOUËT, Directrice Diocésaine adjointe du diocèse de Bordeaux
  • Mme Carole DION-LAMANT, Chargée de missions DDEC33
  • M. Laurent GUIGNARD, Chargé de mission DDEC64
  • M. Philippe BANCON, Chef d’établissement représentant le SYNADIC
  • M. Bertrand PERROY, Chef d’établissement représentant l’UNETP
  • M. Lionel FRAIZE, Chef d’établissement représentant le SNCEEL
  • M. Jean-Luc MOUESCA, Chef d’établissement représentant le SYNADEC
  • M. Jean BOURROUSSE, délégué de tutelles représentant l’URCEC (tutelles congréganistes).
  • M. Philippe PRAT représentant l’UNEAP (Enseignement Agricole Privé catholique)
  • M. Stéphane HUART représentant ASPECT AQUITAINE (formations par apprentissage et alternance).
  • M. Antony ODIN représentant RENASUP (enseignement supérieur privé catholique)
  • M. Jean-Pierre BRUYERE, Chef d’établissement représentant le CODIEC 24
  • M. Denis DUVERNOY, Chef d’établissement représentant le CODIEC 33
  • M. Christian DUPIN, Chef d’établissement représentant le CODIEC 40
  • M. Emmanuel JOLIVET, Chef d’établissement représentant le CODIEC 47
  • M. Jean-Pierre ROCHE-ROUZADE, Chef d’établissement représentant le CODIEC 64
  • Mme Hélène GODEFROIT, Enseignante représentant le SPELC
  • Mme Nathalie DASPAS EL ASSAOUI, Enseignante représentant la FEP-CFDT
  • M. Jean-Marc BERTHE, Enseignant représentant le SNEC-CFTC
  • M. Pierre de SAINT VIANCE, Parent représentant l’APEL AQUITAINE
  • M. Alain COPIN, Chef d’établissement représentant FORMIRIS SUD OUEST (dont il est le Président)
  • Mme Danièle DAVIN, Retraitée,  représentante de l’UGSEL AQUITAINE (dont elle est la présidente)
  • M. Jean-Claude GUICHEMERRE, Retraité, représentant l’UROGEC (dont il est le président)
  • M. Philippe VRIGNON, retraité représentant l’Union des Propriétaires.