Il est important de  commencer une histoire par son début et de ne jamais oublier le sens des choses, de nos missions, de notre action.

Chaque année amène ses figures imposées, comme le travail sur la carte scolaire ou les mouvements des maîtres, mais il y a aussi ses nouveautés ou imprévus, voir ces accidents : un statut unique du chef d’établissement, une évolution des lois et règlements, des décisions gouvernementales, des membres de notre institution qui confondent service et pouvoir.

Alors on court, on fait face, on a parfois l’impression de se perdre, de s’éloigner de nos missions premières, de ne plus avoir de sens à notre action, plus de projet.

Dans les agitations de nos années, n’oublions jamais le sens profond de nos missions: Nous sommes au service des enfants, des jeunes et des familles, et ce service se fonde sur la parole du Christ. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ses plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Tout vient de là, et chaque acte, projet, action, Paroles que nous posons au quotidien dans nos établissements ne doit rien être d’autre que la mise en œuvre concrète de cette parole : parole concrète pour notre quotidien.

Nous ne sommes pas au service d’une institution ou d’un établissement, nous sommes envoyés à la rencontre et au service des enfants, des jeunes, des familles. Notre institution, nos établissements ne sont que des moyens, des outils, ne l’oublions jamais.

Nous devons prendre soin de nos outils, mais ce ne sont que des outils.

Notre projet:

C’est donc celui de l’Enseignement Catholique qui se soucie de tous en commençant par les plus petits, qui se déploie en réseaux, identifie de nouveaux défis pastoraux, éducatifs et pédagogiques pour y répondre.

Ce projet qui sera appelé bientôt, je l’espère, « diocésain » ira dans ce sens. Les dernières contributions sont arrivées en juillet dernier et un groupe d’écriture sera bientôt constitué.

Ce projet conduit déjà notre route, et dès cette année il se concrétisera par un « fil rouge » : fil directeur ou conducteur de toutes nos propositions, actions et chantiers.

« La personne et la relation au sein de nos communautés éducatives»

Je vous invite à suivre plus précisément et avec grande attention ce fil rouge, pour vous-même et vos établissements tout au long de cette année.

Pourquoi vous dire cela ?

Pour vous indiquer que ce ne sont pas les dossiers techniques difficiles et importants qui, mis bout à bout, tracent notre route ; c’est notre projet d’Enseignement Catholique qui nous invite à mettre en œuvre avec cohérence chaque dossier, même difficile.

Vous chercherez peut-être un sens au travail sur les cartes scolaires et les mouvements de l’emploi des maîtres : vous l’avez.

Certains disent que la mise en œuvre du statut unique du chef d’établissement peut se faire par la fermeture des petites structures. Je réponds que nous fermerons là où il n’y a plus d’élèves et que le défi qui est le nôtre et celui de la solidarité et du modèle économique a créé afin de pérenniser toutes nos structures éducatives.

Nous avons 28 000 élèves parce que nous avons beaucoup de petites structures scolaires : Nos écoles, dites de petites, font nos collèges et nos lycées.

Le statut unique du chef d’établissement, qui n’est pas le statut de l’unique chef d’établissement, sera mise en œuvre à compter du 1er septembre, Avec un effet rétro actif s’il le faut. Je travaille actuellement avec l’UDOGEC et je ferai des propositions à chaque OGEC. Je parle bien entendu ici en tant qu’autorité de tutelle diocésaine. Cette mise en œuvre sera progressive afin de ne pas fragiliser dangereusement les établissements petits ou grands.

Les questions techniques et problématiques liées à ANGE, APLON-Charlemagne, ou Agathe sont du même ordre ; elles n’amèneront pas à marginaliser nos établissements les plus modestes. Chaque C.E demeure libre de ses choix mais je vous invite à penser collectif et en réseaux.

Un groupe de travail sera rapidement constitué de chef d’établissement d’école de collège et de lycée pour réfléchir à un « cahier des charges » que nous proposerons aux prestataires. (Objectif : octobre) Nous pourrions aboutir à la mise en place d’un serveur pour un coût raisonnable, voire faible, et donc accessible à tous.

Je parlais de projets et de réseaux.

Je pense que l’Enseignement Catholique doit envisager à frais nouveau ses relations et mode de relation avec son environnement : nous sommes acteurs de territoire, et nos territoires changent : régions, départements, intercommunalité.

Quelles relations avons-nous avec les acteurs économiques, sociaux, culturels, politiques de nos territoires? C’est une question à travailler en réseau et en diocèse : nous ne pouvons laisser le terrain, tout le terrain, à d’autres réseaux dont l’influence est inversement proportionnelle aux effectifs.

Nos réseaux :

Ils sont indispensables, et là où ils ne marchent pas ou plus des gens peinent et souffrent. Si un établissement pense se suffire à lui-même, sur la même logique qu’est-ce qui interdirait un enseignant ou éducateur d’agir en solitaire au sein de ce même établissement? Logique stupide et mortifère.

Pour permettre la vie des réseaux un chargé de mission de la DDEC accompagnera chaque réseau. Il ne l’animera pas, il sera présent auprès de l’animateur de réseaux qu’il convient de désigner et avec lequel il prendra rapidement contact.

Ce qui est en jeu ici, c’est la vie de notre enseignement catholique et la pérennisation d’une véritable animation.

Bien entendu la DDEC ne prendra jamais la place des établissements, des chefs d’établissements, elle est dans sa mission de veille et d’accompagnement : il faut que notre institution et que nos établissements vivent si l’on veut y prendre soin de la personne et de la relation.

C’est aussi dans cette optique que je situe tout le travail de l’ASH, mais aussi le travail et la nouvelle répartition des territoires de nos trois psychologues, ainsi que la mise en place du PIA, et toute notre réflexion pastorale et éducative.

Rapidement et sans m’exprimer voici quelques priorités concrètes.

ASH :

  • promouvoir des réunions différenciées RA, ULIS, IME, ITEP
  • Proposer un dispositif ressources pour le collège
  • Cartographie des réseaux d’adaptation et réflexion sur la RH
  • Constitution d’un groupe de pilotage de trois ou quatre personnes autour de Pierre.

Bilinguismes :

Création d’un groupe de pilotage « PIL-BIL » de 4 à 6 personnes autour de Xalbat pour réflexions et propositions.

Le numérique :

Jérôme veillera particulièrement aux liens ISFEC/ FORMIRIS

L’aspect pédagogique de ce domaine est intégré au PIA afin de pouvoir consacrer davantage de temps à la réflexion et l’accompagnement des questions éducatives liés à ce domaine.

Pastorale :

Des rencontres, les plus régulières possible seront proposées aux APS du diocèse

Une réflexion est actuellement menée pour une reconstitution de la commission pastorale de l’Enseignement Catholique, sur la base de la dynamique de la journée du 1er juin dernier à Lourdes.

Enfin lorsque l’on parle de communauté éducative il est aussi question des OGEC.

Je vous rappelle qu’il est important que la tutelle reçoive systématiquement les ordres du jour, les comptes rendus de réunions, qu’elle soit consultée pour les dates d’assemblée générale et prévenue longtemps à l’avance des conseils d’administration.

Par ailleurs conformément à l’article 141 du statut de l’Enseignement Catholique tout président d’OGEC sollicitant sa réélection doit recueillir préalablement l’avis favorable de la tutelle. Je serai particulièrement vigilant sur ce point.

Il ne me reste plus qu’à souhaiter à chaque acteur de notre Enseignement Catholique courage et bonheur tout au long de cette année scolaire.

Propos introductifs à la journée de rentrée des Chefs d’Etablissements: St Palais le 28/08/2017